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L’EFSA révise sa page sur l’aspartame : ce que les acheteurs de l’UE doivent savoir

La page d’information de l’EFSA sur l’aspartame indique le 10 septembre 2026 comme date de dernière révision. Elle rappelle l’autorisation européenne, les règles d’étiquetage et la limite de sécurité, sans annoncer de nouvelle décision d’autorisation.

Ilustración relacionada con el aspartamo y la seguridad alimentaria
European Food Safety Authority (EFSA)

La page d’information de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur l’aspartame indique le 10 septembre 2026 comme date de dernière révision. Elle réunit les informations de référence sur l’autorisation actuelle de l’aspartame dans l’Union européenne, son étiquetage et son évaluation de sécurité. Cette mise à jour ne signifie pas, à elle seule, qu’une nouvelle décision d’autorisation a été prise.

Les deux noms à repérer sur les étiquettes européennes

L’EFSA décrit l’aspartame comme un édulcorant artificiel hypocalorique environ 200 fois plus sucré que le sucre. Dans l’Union européenne, il est autorisé dans plusieurs catégories de produits, notamment les boissons, les desserts, les confiseries, les produits laitiers, les chewing-gums et les aliments hypocaloriques.

Lorsqu’un produit concerné contient de l’aspartame, l’étiquette doit identifier cet édulcorant par son nom ou par son numéro d’additif : E 951. Pour vérifier une liste d’ingrédients, les deux mentions à reconnaître sont donc « aspartame » et « E 951 ». Cette règle concerne les produits couverts par l’autorisation européenne décrite sur la page de l’EFSA.

Une limite calculée selon le poids

La référence citée par l’EFSA provient de sa réévaluation complète de 2013. Celle-ci a conclu que l’aspartame et ses produits de dégradation étaient sûrs pour la population générale, notamment pour les nourrissons, les enfants et les femmes enceintes. Elle a fixé une dose journalière acceptable à 40 milligrammes par kilogramme de poids corporel et par jour, tout en estimant l’exposition des consommateurs nettement inférieure à cette valeur.

Cette dose journalière acceptable est un repère de sécurité pour la population. Elle ne correspond ni à une portion ni à une recommandation de consommation. Puisqu’elle est calculée selon le poids corporel, sa portée varie d’une personne à l’autre et dépend aussi de l’exposition totale provenant de différents produits. Il ne s’agit donc pas d’une quantité fixe identique pour tous les acheteurs.

La phénylcétonurie appelle une vigilance spécifique

Une exception médicale importante concerne les personnes atteintes de phénylcétonurie. Elles doivent suivre un régime strict pauvre en phénylalanine, et l’EFSA précise que la dose journalière acceptable de l’aspartame ne s’applique pas à ces personnes.

Pour ces consommateurs, la restriction alimentaire liée à la maladie est l’information déterminante lors de l’évaluation d’un produit contenant de l’E 951. Le repère destiné à la population générale ne remplace pas les exigences alimentaires associées à la phénylcétonurie.

Les autres édulcorants mentionnés dans la mise à jour

Les additifs alimentaires autorisés dans l’Union européenne avant le 20 janvier 2009 font l’objet d’une réévaluation par l’EFSA. L’aspartame E 951 a été l’un des premiers édulcorants à faire l’objet d’un examen complet, en 2013. La page révisée recense également plusieurs évaluations plus récentes consacrées à d’autres édulcorants.

Le sel d’aspartame-acésulfame E 962 n’a pas été jugé préoccupant sur le plan de la sécurité en septembre 2026. Le néotame E 961 ne présentait aucune préoccupation sanitaire en juillet 2025, pour les utilisations et aux niveaux actuellement autorisés. L’acésulfame K E 950 a été évalué comme sûr en avril 2025, avec une dose journalière acceptable de 15 milligrammes par kilogramme de poids corporel et par jour, contre 9 auparavant.

Pour les acheteurs de l’Union européenne, la révision du 10 septembre actualise donc les informations de référence de l’EFSA sans modifier, dans les éléments présentés ici, la décision d’autorisation. Au moment de l’achat, les vérifications utiles restent la liste d’ingrédients, la présence éventuelle de la mention E 951 et, en cas de phénylcétonurie, la restriction spécifique liée à la phénylalanine.

Sources officielles


Sources

  • Official source: efsa.europa.eu
  • https://www.efsa.europa.eu/en/topics/topic/aspartame